Date de publication : 30 mars 2026

Prix du fioul domestique : semaine du 23/03/2026 au 29/03/2026

M. Baret Collet Olivier
Prix du fioul domestique : semaine du 23/03/2026 au 29/03/2026

Au cours de la semaine du 23 mars au 29 mars 2026, les cours du pétrole brut, en particulier le Brent et le WTI, sont restés soutenus par des tensions géopolitiques au Moyen‑Orient, tandis que l’OPEP+ a maintenu ses restrictions de production. Ces éléments ont contribué à maintenir la pression sur le prix du fioul domestique en France. Les délais de transmission aux consommateurs, via raffinage et logistique, ont limité les variations abruptes à la baisse.

Faits marquants : pétrole, Brent et WTI sur la semaine

La crise du détroit d’Ormuz, initiée fin février et toujours active durant la semaine du 23–29 mars, a maintenu une prime géopolitique significative sur le Brent, selon Wikipédia évoquant une hausse de 10 à 13 % et un franchissement potentiel du seuil des 100 $ si la fermeture perdure. Par ailleurs, le 23 mars, selon angle360ng, le Brent variait entre 94 $ et 101 $ le baril, tandis que le WTI se repliait vers la fourchette 86–90 $. Enfin, la décision de l’OPEP+ de geler les hausses de production pour février et mars a été confirmée début mars, freinant toute augmentation des volumes offerts.

Impact sur le prix du fioul domestique en France

Les fluctuations du brut se répercutent sur le prix fioul domestique, via le raffinage, la logistique et la fiscalité, avec un certain retard. Le prix de revient inclut ces coûts additionnels, et les marges de distribution peuvent freiner la baisse des prix. Pour le lundi 23 mars 2026, un prix moyen de 1 816 € pour 1 000 L, en hausse depuis la semaine précédente (1 710 €). Sur la semaine suivante, les sources spécifiques à la période 23–29 mars ne fournissent pas de chiffre final, ce qui impose une approche prudente sans chiffrage exact pour l’issue hebdomadaire.

Tendance courte période et facteurs à surveiller

Si les tensions en mer d’Ormuz persistent, le Brent pourrait rester soutenu, ce qui limiterait toute baisse du prix du fioul domestique. Une désescalade géopolitique ou l’augmentation effective de la production par l’OPEP+ à partir d’avril (206 000 barils/jour supplémentaires) pourrait alléger la pression, mais la transmission peut être retardée par les délais logistiques et les marges. De même, une détente du spread Brent–WTI (5–7 USD/bl) ou une amélioration de la logistique pourrait laisser espérer un modeste recul des prix du fioul.

Questions fréquentes (FAQ)

1. Pourquoi le prix du fioul reste-t-il élevé malgré l’absence de flambée visible du pétrole ?
Parce que les hausses du brut, amplifiées par des facteurs géopolitiques, se transmettent avec un décalage. Les coûts de raffinage, distribution, logistique et fiscalité retardent la réaction

2. Que pourrait changer l’OPEP+ dès avril ?
L’augmentation programmée de 206 000 barils par jour pourrait alléger la pression sur les prix bruts, mais son impact sur le fuel domestique dépendra des délais de transmission dans la chaîne raffinage-distribution.

Prix du fioul par région (mise à jour 2026‑03‑30)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

Prix du fioul domestique par région
Région Prix moyen (€ / 1 000 L) Évolution hebdomadaire
Auvergne-Rhône-Alpes 1793 +42
Provence-Alpes-Côte-d'Azur 1761 -3
Occitanie 1742 -18
Nouvelle-Aquitaine 1740 +14
Bourgogne Franche-Comté 1756 +3
Île-de-France 1708 -50
Hauts-de-France 1726 +2
Grand Est 1729 -17
Normandie 1706 +17
Centre-Val-de-Loire 1752 -2
Pays de la Loire 1788 +10

Sources consultées

 
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